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Pour mieux agir sur les paysages

Chateau Gaillard

 

Agir individuellement

Le paysage est bien une affaire de culture. C’est par ignorance ou facilité que les actions de transformations du territoire, quelles qu’elles soient, ignorent le contexte dans lequel elles sont appelées à s’inscrire. S’inscrire dans un paysage, pour une route, un quartier, une extension de village, une maison, un équipement, c’est déjà connaître et reconnaître l’existant : identifier les valeurs qui le composent pour les reprendre à son compte, les intégrer dans la conception et poursuivre ainsi l’œuvre de construction d’un cadre de vie agréable et de qualité. Dans un territoire modelé par les hommes depuis si longtemps, profondément humanisé, on ne part jamais d’une page blanche. Le paysage est là, constitué, capable d’évoluer - c’est sa nature - mais porteur aussi d’une personnalité qui fait de chaque site un cas particulier qui mérite cette attention à l’existant. L’atlas, dans sa meilleure acception, a vocation à être source d’inspiration pour agir à bon escient.

 

Agir collectivement

Le paysage est aussi une affaire de culture partagée. Il n’est la préoccupation principale de personne, mais il est le produit dérivé d’un grand nombre d’actions menées par beaucoup de monde : en ce sens il est le reflet d’une relation des hommes à leur environnement quotidien. Le maire qui étend sa commune et qui l’aménage, l’habitant qui dépose son permis de construire, qui repeint ses volets ou qui refait sa clôture, l’agriculteur et l’éleveur qui produisent, l’entrepreneur qui s’implante, l’ingénieur et le technicien qui redessinent la route ou le cours d’eau, l’Etat, la Région, les Départements et les collectivités locales, qui réglementent, investissent et subventionnent dans les domaines de l’économie, du logement, de l’environnement, des infrastructures et des équipements, les associations qui prennent part aux débats et influent sur les décisions, sont chacun responsable de la qualité du cadre de vie. La construction d’un regard partagé sur la qualité du territoire aide à agir, évite les blocages et les confrontations souvent caricaturales entre « protecteurs » et « aménageurs ». Il passe par la mise à disposition d’une connaissance précise là encore accessible à tous. C’est bien la vocation de l’atlas que de contribuer à construire ce regard.